(Préambule: effectivement, deux jours après, à la relecture, c’est niaiseux et pathos mais je l’édite quand même pour que vous vous rendiez compte, enfin, surtout CDDB…, que derrière cette façade de chaudasse, bat un petit coeur fragile… pétasse!!
)
J’écris ce post en temps décalé, sans même savoir s’il trouvera un jour sa place sur mon blog. Il risque de connaître le même sort que tant d’autres posts longuement écrits et si rapidement effacés, victimes de leur chantilly de pathos qui me fait gerber (plus sûrement encore que s’ils étaient écrits par un autre).
A l’épilogue de 5 jours qui auraient du sonner comme autant de petits moments de joie (5, c’est si peu), je suis de nouveau face à moi-même, face à ma médiocrité physique et psychologique.
Je vous jure que si je n’étais pas aussi bronzé, on me jetterait des pièces comme à un pauvre hère, accablé par la Vie, avec quelque commentaire où la compassion le disputerait au fiel: “Rendez-vous compte; il est tout seul et pas bien beau. Qu’il fasse au moins un bon repas, ce pauvre cas social…”
Pour être tout à fait honnête, je ne me suis pas mis dans cette ornière existentielle tout seul: nombreux sont ceux qui m’y ont bien aidé pendant ces 5 jours: des vipères tropicales au venin insidieux, des parisiennes hautaines à la condescendance affligeante et même, par procuration, des portuguaises pisseuses dont on se demande bien pourquoi elles trouvent nécessaire de venir nous jeter au visage leur bonheur conjugal (sauf à admettre qu’elles lisent les SMS de leur amant pendant leur sommeil, auquel cas, je suis pas dans la merde…
). Qu’on ne s’y trompe pas, malgré l’emploi du féminin, je parle exclusivement d’hommes…
Si les autres m’aident à être médiocre, je me débrouille pas mal aussi tout seul. A toujours courir après le plus beau jambon alors que tout le monde sait qu’il revient rarement au chien gâleux…A toujours croire que ma bonhomie naturelle est un atout, alors que tout le monde sait que rien ne vaut une belle gueule et une grande bite…A toujours comprendre avec 3 plombes de retard sur les autres que, non, par définition, le Monde n’est pas Juste et que les premiers arrivés seront toujours les premiers servis. A toujours considérer l’amitié des autres comme un acquis alors qu’elle se forge, jour après jour, sans arrêt, sous peine de s’effondrer sur elle-même et de disparaître dans l’abyme du Temps (rassurez-moi: ce n’est pas de moi cette phrase niaiseuse..?!)
Ce qui m’inquiète le plus, c’est qu’à 3 jours de passer mon entretien annuel au boulot, je suis prêt à tout lâcher, à demander officiellement qu’on me mute en France hexagonale pour , encore une fois, laisser tout ça derrière moi…
Life is a bitch, et, pour une fois, elle n’est pas très belle (et moi non plus).