C’est fini…

Finis les bains chauds et le snowboard… Fini de déambuler dans une ville plutôt sympa… Fini les cabriolets 207CC (“Il ne me reste que ça à la location, ça ira…?”). Finis les déjeuners gastronomiques et les soupers orgiaques. Finie la douceur de vivre helvète (quoi que fraîche pour être si douce). Finis les choupinets helvètes (ah mon Dieu: ce qu’ils me manquent, ceux-là!)

Fini tout ça…

Retour au soleil des tropiques, aux peaux cuivrées, aux soirées interminables, à la plage et à la débauhe caribéenne… S’tro dur…

:)

C’est mon choix: Je préfère le parquet à la moquette.

Après 40 minutes à aller et venir dans les allées de ce magasin à copines, la nana de la caisse devait se dire que j’allais en prendre pour 400 euros. Que nenni. Ceci dit, 60 euros pour deux tee-shirts, c’est déjà beaucoup.

Alors pourquoi 40 minutes et pourquoi partir si précipitamment?!

Les 40 minutes, ce n’était certainement pas pour mieux profiter du type aux cheveux filasses qui s’était accaparé la vendeuse depuis mon entrée dans le magasin et que j’entendais se lamenter régulièrement: “Le jean Guess, il est vraiment bien mais 230 euros, c’est juste pas possible…”

La vendeuse d’acquiescer: “Oui, c’est vrai, mais même en 2 fois, tu pourrais pas payer…?”

:shock: J’avais l’impression d’être chez Connexion au rayon “Ecrans plats”… Merde, quand on n’a pas les moyens de se fringuer dans un magasin, on n’y rentre pas! (Ca, c’est une maxime que j’utilise souvent depuis ma dernière visite chez Hugo Boss… pendant les “soldes”).

Non, ces 40 minutes, ce n’était pas pour lui, mais pour l’Autre… Ah nom de bleu! Mon fantasme sur pattes: grand, brun, le dos large, la gueule un peu carrée mais pas trop, mignon… Bien fringué, un peu trop de bagues aux doigts pour être hétéro, et par moment, j’aurais pu jurer qu’il me tournait autour autant que je lui tournais autour… Bref, on aurait dit 2 fous de Bassan en parade amoureuse (les plumes au cul en moins…).

Au moment où je me dis qu’il va bien falloir entamer les hostilités et lui envoyer mon arme de distraction massive (Le Sourire, version 3.4. C’est la version avec agent orange, qui fait tomber toutes vos défenses…); au moment précis donc, je m’aperçois qu’il a disparu dans une cabine d’essayage pour essayer ses p’tites affaires. Je l’entends qui échange quelques mots avec la vendeuse et je me dis que ça serait dommage de m’éloigner si jamais il y a vait un morceau de peau à voir…

Et bien évidemment, il ressort de sa cabine avec son nouveau teeshirt dont la lourde étiquette de vente pend dans son dos, accrochée à l’étiquette intérieure, laissant entrevoir sa large nuque…

Et là, pendant deux secondes, je me dis que c’est quand même curieux d’avoir essayé son teeshirt par-dessus son pull angora…

:shock:

Et deux secondes après, je me précipitais à la caisse pour payer mes articles.

PS: Et maintenant, ceux qui n’avaient pas compris le titre peuvent le relire.

Ebranlé (en un seul mot).

Parfois, dans la vie d’un homme, il y a de grands moments de doute…

De ces grands moments de doute qui ébranlent les certitudes d’une vie. De ces grands moments de doute qui agissent comme les plus puissants des séismes, jetant tout à terre, détruisant tout jusqu’aux fondations sur lesquelles vous aviez tout construit, mais qui reposaient elles-mêmes, en prodondeur, sur du sable…

Mélange de vérité révélée cruelle et de dissipation des brumes de l’opium dans lesquelles vous viviez donc depuis votre plus jeune âge.

Parfois, cette annihilation totale de votre Moi se produit dans les endroits les plus incongrus. Non pas au centre d’une cathédrale bâtie il y a 600 ans, non pas dans les ruelles pavées d’une ville biblique que Salomon aurait foulé de ses pieds, non pas au centre d’un cercle de pierres pré-historique et chargé de magie…

Non parfois, cette atomisation de vos plus profondes convictions a lieu dans la salle du petit-déjeûner d’un hôtel moyen de gamme, alors que vous êtes assis devant une assiette de crêpes sur lesquelles vous avez, quelques minutes plus tôt et avec beaucoup de réticence, étalé un ersatz de Noutella, le seul disponible sur le buffet.

Et après l’avoir goûté du bout des lèvres, c’est donc “Big Bang 2, Le Retour” quand vous réalisez que l’erstaz en question est aussi bon que votre Noutella habituel… une éventualité que vos Lois de la Physique n’admettaient pas 3 secondes auparavant…

Pauvre de moi, que vais-je devenir… :(

The Last Breakfast.

Mon dernier petit déjeûner dans cet hôtel a été couronné de la seule bonne action que j’aurais exercé au cours de ces 2 dernières semaines.

A moitié réveillé dans la salle du petit-déjeuner complètement vide (normal pour un samedi matin à 7h00…), j’entends une voix derrière moi qui me demande… si c’est bien la salle du petit-déjeuner.

-”Oui, c’est bien là”, réponds-je, en me retenant d’ajouter: “Ca se voit pas, connasse?!”

Et c’est en me retournant que j’admets mon erreur: non, ça ne se voit pas, spécialement quand on a une canne blanche… :?

La jeune fille me remercie et en quelques secondes, je me rends compte qu’elle n’est pas mal voyante mais bien 100% non voyante et que si on veut éviter qu’elle mette les doigts dans tous les pots de confiture, il va bien falloir que quelqu’un lui file un coup de main…

Je lui propose donc mon aide et lui prépare son plateau de petit déjeuner en lui décrivant tout ce que contient le buffet (et franchement; c’est là que je me suis rendu compte que notre buffet de petit-déjeuner, c’est pas de la gnognotte pour les fiottes!).  Assez fièrement, j’évite toutes les bévues possible pendant mon ouvrage, du genre:  “Alors, là, vous voyez, vous avez…” Je suis très professionnel, impeccable, affuté comme un rasoir malgré l’heure matinale. Je dérape juste un peu au passage de la ligne d’arrivée quand je l’entraîne avec son plateau et que je lui dis: “je vais vous montrer les tables…” La boulette. Si proche du but…

Elle me remercie chaleureusement et je la quitte pour m’occuper de ma propre pitance.

Et devant mon café au lait et ma compote, je m’effondre à table en pensant à cette jeune fille, que j’ai pris tant de plaisir à aider. Cette jeune fille dans le noir total, projeté dans un lieu qu’elle ne connait pas, obligée de tâtonner pour trouver ses repères, dépendante des autres jusque dans la préparation de son petit déjeuner…  Son état me renvoie à mes névroses, tellement futiles, tellement ridicules… Je mesure ma chance à l’aune de son handicap. Je me dis que je devrais avoir l’interdiction de trouver la Vie  (MA vie) autre que Belle, et que jamais je ne devrais entendre la demi-mesure d’une plainte sortir de ma bouche.

Bref, cette pétasse m’a mis le moral à zéro pour quasiment toute la journée…

No regrets (or maybe just a small one…)

Après 13 nuits de luxe et de stupre (et de soirées TF1…. wouhou…) dans 12 mètres carrés, je vais enfin quitter ma chambre d’hôtel.

Comment dire… je n’ai pas exactement l’impression que je vais m’accrocher aux draps en hurlant des cris déchirant au moment de devoir rendre ma clé magnétique…

Par contre, la nana à l’agence de location de la voiture a du insister:

-Euh… vous pouvez me rendre les clefs du véhicule, monsieur…?

Parce que je l’aurais bien gardé ma Fiot500…

Tout ça pour dire que le Pendent Opera Interrupta entamé il y a 15 jours démarre seulement vraiment maintenant.

Glairement vôtre.

Révélations en rafale

1) Si la libido est un fluide; c’est sûr, elle se trouve dans les glaires que je crache à longueur de journée…

2) Je connais TRES BIEN un concurrent du concours Mister Gay Janvier de Têtu…

3) A l’entrée de la salle du petit-déjeûner de mon hôtel, on a maladroitement collé un “J” supplémentaire à la suite de l’indication originale abrégée: “Salle PD”… (Je jure que c’est vrai!!!).

4) Le premier candidat du concours Mister Gay Février de Têtu est Shirien, et franchement, vu son choupinisme sensuel, ce n’est pas vaiment une surprise. (In your face, Solal!!).

5)  Je peux pas le raconter… J’en meurs d’envie, mais je ne peux pas…

-5°C…

… ce matin, à peine le petit déjeuner avalé.

Je ne peux plus respirer que par la bouche. J’ai la gorge tellement irritée que j’ai l’impression d’avaler un cactus à chaque fois que je déglutis…

En même temps, vu l’état de mes bronches asthmatiques, j’ai pas besoin de laisser passer beaucoup d’air…

J’ai une fièvre de cheval (sans le reste…).

J’ai craché trois trucs dans mon mouchoir aujourd’hui qui ressemblaient au placenta d’Alien (celui du n°IV)…

Je veux pas faire le mec qui a l’impression de mourir parce qu’il est malade (Florence Forestinamou Special Edit)… mais, si, un peu quand même… Et pas un garde-malade à l’horizon. J’ai peur de demander au réceptionniste de l’hôtel: il pourrait comprendre le message de travers.

PS: Je regarde un triathlon à la télé et ça ne me fait rien… Je suis vraiment TRES malade…

Glaires et Pets…

(Je suis pas fier du titre mais je suis malade…)

La mort dans l’âme, le nez bouché comme un égout après la douche de Demis Roussos, la voix de Jeanne Moreau avant sa première cigarette du matin, le souffle court digne du dernier râle d’une fourmi apoptotique, j’ai du, la mort dans l’âme (nan, mais vraiment hein…) décommander mes rendez-vous parisiens…

Elle m’appelle: -Mais, passe au moins à la maison!

Moi: -Beuarhhhh…

Elle: -Alleeeeez!!

Moi: -Beuarhouaich….

Bien m’en a pris puisque à peine dans l’appartement, s’annonçait le fils des voisins d’en face (voir l’épisode précedent) venu rejoindre ses parents. Donc, du coup, entre deux toux que n’aurait pas renié Mme Bovary (Je te retiens, cher Xavier, sur ce coup-là!!), j’ai pu observer le beau jeune homme comme je l’entendais… Il m’a fait l’effet de 2 bouffées de Ventoline au moins…

Ma conclusion, c’est qu’avec des cheveux coupés plus courts et surtout un rasage de beaucoup plus près, il serait tout simplement parfait…

Je viens de cracher par inadvertance un truc immonde sur mon écran (on dirait Alien, le Retour…): je vais me coucher!

Tout en discrétion…

… ou il fallait pas l’inviter!

Le temps que je sonne à l’immeuble en bas pour qu’ils m’ouvrent; au deuxième, ils ont déjà ouvert la porte d’entrée de l’appart’. Le petit bout-d’chou de 3 ans sort alors et se met à hurler mon surnom dans la cage de l’escalier: “…nou!!!!! ….nou!!!”. Je me dépêche de monter les escaliers pour faire cesser les cris; qui, j’en suis sûr, ne sont pas du goût de tout le monde dans cet immeuble plutôt bourgeois…

Arrivé au premier, une porte s’ouvre en grand! C’est le copain du petit bout’chou (de 3 ans lui aussi) qui a entendu son pote m’appeler et qui veut absolument me dire bonjour. Je lui fais coucou et signe de rentrer chez lui.

Arrivé au 2ème, les hurlements cessent, je rentre dans l’appart. Et puis, c’est le bordel dans l’escalier: le voisin du dessous m’a suivi! Je ressors donc en vitesse… pour tomber nez à nez avec le fils des propriétaires d’en face qui n’en revient pas du bordel dans l’immeuble… Je rage: même pas le temps de faire connaissance avec le (beau) jeune homme. Je descends les escaliers pour rattraper le gamin qui s’est déjà fait rattraper par sa mère (très énervée que la garnement soit sortir tout seul!). Je fais une bise à tout le monde en promettant au petit le voir demain (mensonge!!… :? j’ai honte…) et je remonte.

Au deuxième, le fils du voisin a disparu remplacé par son père (moins sexy…) qui s’amuse de tout ce charivari en assurant mes amis qu’il y a quelques années, c’est dans son appartement qu’il avait lieu. En me voyant remonter, il ne peut pas s’empêcher de déclarer quasi-hilare:

-Ah mais c’est donc vous qui êtes la cause de tout ce vacarme?!!

Fallait pas l’inviter…

Ahem…

Irremediably attracted…