Si l’ibère est froid, rajoutes-en une couche, ça peut pas faire de mal…

(Préambule. Pendant que j’y pense, j’en ai trouvé une autre pas mal: L’ibère et moi ou je fais un malheur! Allez, gardez-le, c’est cadeau de la maison!)

Bon, alors, notre première rencontre, comment dire… Oui, bon, ben vous voyez le topo quoi… Pas terrib’-terrib’… Faut dire qu’il était accompagné d’un pote, en fait un rendez-vous MeuSeuNeu, qui n’en croyait lui-même pas sa chance de sortir avec une bombasse pareille… Alors évidemment, mon cri du coeur a été un peu acceuilli avec froideur…

A tel point que malgré nos atomes crochus (essentiellement, notre capacité à parler la langue de Cervantes… oui, parce que c’est lui, l’Ibère), on ne peut pas dire que j’ai eu l’impression de lui faire plus d’effet qu’une photo de Pamela Anderson sur un plat de spaghettis bolognaises…

Ibère rien pour attendre m’étais-je alors dit (Argh!! Solal, sors de ce corps!!) et ni une ni deux, je le retrouve sur le Web pour lui dire “todo el placer” que ça avait été de le voir “anoche”…

Bim bam boum, comment berner l’Ibère hiberbant! Cascade de messages dans la foulée pour me dire que le “placer” était “suyo” et tiens voilà que je te donne mon numéro de téléphone, et tiens voilà que je te demande de me rappeler si un jour, par hasard, tu repassais dans le coin…

Ouais, ben, moi, je vais repasser par hasard dans le coin DES SAMEDI PROCHAIN!!!

Appitoiement personnel peu perspicace…

(Préambule: effectivement, deux jours après, à la relecture, c’est niaiseux et pathos mais je l’édite quand même pour que vous vous rendiez compte, enfin, surtout CDDB…, que derrière cette façade de chaudasse, bat un petit coeur fragile… pétasse!! ;) )

J’écris ce post en temps décalé, sans même savoir s’il trouvera un jour sa place sur mon blog. Il risque de connaître le même sort que tant d’autres posts longuement écrits et si rapidement effacés, victimes de leur chantilly de pathos qui me fait gerber (plus sûrement encore que s’ils étaient écrits par un autre).

A l’épilogue de 5 jours qui auraient du sonner comme autant de petits moments de joie (5, c’est si peu), je suis de nouveau face à moi-même, face à ma médiocrité physique et psychologique.

Je vous jure que si je n’étais pas aussi bronzé, on me jetterait des pièces comme à un pauvre hère, accablé par la Vie, avec quelque commentaire où la compassion le disputerait au fiel: “Rendez-vous compte; il est tout seul et pas bien beau. Qu’il fasse au moins un bon repas, ce pauvre cas social…”

Pour être tout à fait honnête, je ne me suis pas mis dans cette ornière existentielle tout seul: nombreux sont ceux qui m’y ont bien aidé pendant ces 5 jours: des vipères tropicales au venin insidieux, des parisiennes hautaines à la condescendance affligeante et même, par procuration, des portuguaises pisseuses dont on se demande bien pourquoi elles trouvent nécessaire de venir nous jeter au visage leur bonheur conjugal (sauf à admettre qu’elles lisent les SMS de leur amant pendant leur sommeil, auquel cas, je suis pas dans la merde… :? ). Qu’on ne s’y trompe pas, malgré l’emploi du féminin, je parle exclusivement d’hommes…

Si les autres m’aident à être médiocre, je me débrouille pas mal aussi tout seul. A toujours courir après le plus beau jambon alors que tout le monde sait qu’il revient rarement au chien gâleux…A toujours croire que ma bonhomie naturelle est un atout, alors que tout le monde sait que rien ne vaut une belle gueule et une grande bite…A toujours comprendre avec 3 plombes de retard sur les autres que, non, par définition, le Monde n’est pas Juste et que les premiers arrivés seront toujours les premiers servis. A toujours considérer l’amitié des autres comme un acquis alors qu’elle se forge, jour après jour, sans arrêt, sous peine de s’effondrer sur elle-même et de disparaître dans l’abyme du Temps (rassurez-moi: ce n’est pas de moi cette phrase niaiseuse..?!)

Ce qui m’inquiète le plus, c’est qu’à 3 jours de passer mon entretien annuel au boulot, je suis prêt à tout lâcher, à demander officiellement qu’on me mute en France hexagonale pour , encore une fois, laisser tout ça derrière moi…

Life is a bitch, et, pour une fois, elle n’est pas très belle (et moi non plus).

Bienvenue en portenaouakie…

Ma vie ressemble de plus en plus a du tres grand n’importe quoi…

Bon, je vais vite passer sur les “details” qui ont eu lieu entre minuit et 7h du matin… Car si j’aime m’elever regulierement contre le statut de chaudasse que certains m’ont colle, des soirees comme celle-la n’aident pas vraiment a “retablir” la verite… Le principal etant que nous ayons ete vires de la soiree en meme temps que le DJ remballait ses affaires. En retournant vers ma Jagouare, suivi par 3 mecs (parfaitement inconnus) dont un avait exige un baiser d’au revoir, je l’entends dire: “Moi, je vais pas avec vous: je monte dans la voiture bleue!” Et en 2 secondes, j’avais 2 grands blacks installes dans ma caisse…

Well well well… Comment dire… Heureusement qu’ils n’ont pas ete trop difficiles a convaincre et qu’ils sont descendus calmement…

Avec l’obligation de recuperer des amis a l’aeroport a 11h, impossible de redescendre chez moi a Low-Land. Heureusement, j’avais tout prevu: calecon de bain et serviette et direction la plage la plus proche a The Throat. 1er bain de mer revigorant a 7h30 entoures de locaux matinaux un peu curieux de trouver un metro a cette heure parmi eux. Retour sur la plage et sieste au soleil levant, mais deja chaud. 9h30, reveil difficile avec mal de tete carabine, Paracetamol et retour dans l’eau. Puis recuperation des amis a l’aeroport et direction Santez Anna pour un repas bien merite et une autre sieste de quelques heures a laplage du Cleub Maide. Ce coup-ci, pas le temps de mater les GO. Et tant mieux parce que au reveil, j’avais une putain de trace du tee-shirt qui m’avait servi d’oreiller en travers de la gueule… :? Un autre bain de mer et il n’y paraissait plus. Nous n’avions plus qu’a reprendre la direction de Low-Land pour conclure une journee de tres grand n’importe quoi…

J’ai meme reussi a draguer une nana par inadvertance au restaurant le midi… C’est dire si c’etait du portenaouak bien lourd…

Et au milieu de cette journee, qui rencontre-je comme par hasard en sortant du restaurant a midi: mon bel Hidalgo du weekend dernier! Tout l’Univers est portenaouak!!

Plaisir(s) solitaire(s)

Je m’y connais en plaisirs solitaires, petits ou grands.

Le dernier en date m’est tombé dessus dimanche alors que j’entrais prudemment dans l’eau tiède et que je mis à nager. Je sentis alors flotter autour de ma taille, la ceinture de mon short de bain qui, par sa soudaine libération, (lui d’habitude si enclin à ne jamais desserrer son étreinte) m’annonçait que les 3 kilos perdus récemment n’avaient rien de factices.

Qui aurait cru que la caresse du tissu balloté par les vagues et se balladant librement sur mes fesses pourrait me procurer un tel plaisir…?

PS: Penser à ne plus jouer au frisbee dans l’eau avec ce short-là pour éviter de finir, à chaque saut, à moitié à oilpé devant les enfants de ses amis… :?

La Bastille.

C’est curieux l’effet d’un endroit, l’effet d’une chanson; c’est inattendu le catapultage des deux; c’est étrange qu’un être humain puisse être si sensible à ça…

Samedi, le ciel inondé de soleil, je marchais sur le front de mer de Low-Land, revenant chez moi les bras chargés de mes achats au marché. A gauche, le ballet des voitures infatigable, à droite, celui des vagues inaltérable. Dans mes oreilles, la B.O. des Chansons d’Amour. Pas un chat aux alentours, sur ce Malecon pourtant si prisé des locaux la nuit venue. Il faut sans doute être inconsciemment européen pour oser s’y aventurer de jour sous le soleil implacable malgré l’heure matinale. Je suis bien, sans signe avant-coureur d’une quelconque crise.

Et puis, c’est “La Bastille” qu’entame mon iPod… Cette chanson qui, depuis que la connais, est un peu mon allégorie officielle de la solitude… Cette chanson qui me transporte comme aucune autre dans un Paris d’octobre pluvieux où la mélancolie le dispute au plaisir d’habiter d’une ville désertée, presque humaine…

Autour de moi, le soleil qui me baignait, disparaît; je réalise que je suis seul à marcher et même les vagues et les voitures s’effacent, irrémédiablement rendues silencieuses par le piano et les violons qui se languissent dans mes oreilles. Sans vraiment savoir pourquoi, je pense à ma famille éloignée de 7 000 km, je pense à l’appartement vide où personne ne m’attend, je pense à l’ange ruisselant de pluie, nu sur sa colonne…

Et je me suis mis à pleurer.

Sans autre raison.

Tant et si bien que j’ai du m’assoir sur les rochers du bord de mer pour attendre la fin de l’averse. Avec comme seul abri, celui de mes lunettes noires.

Je suis nul au poker…

… parce que je ne sais pas cacher mon jeu.

Il ne m’aura fallu que 5 minutes… 5 minutes!!

Cinq minutes après l’avoir rencontré, alors que j’ai une explosion hormonale interne qui me met la prostate en charpies… Cinq minutes, donc, et cette phrase qui m’échappe, incontrôlable, irrépressible…

“Mais t’es beaucoup plus beau en vrai que sur ta photo de profil!!”

***PAF!!!*** (C’est le bruit de ma ma main intérieure qui s’écrase sur mon front intérieur…).

Et après, on se demande pourquoi je suis encore célibataire…

Bon, alors du coup, je suis allé me frotter sur le dancefloor contre un autre mec (en oubliant quelque peu que nous n’étions pas dans un endroit très gay… Merci bien le freakshow…)

Subtilité (manque de) et paradoxe (pas vraiment).

Je crois que ça commence à se lire dans mes yeux que mes envies d’aller voir ailleurs me reprennent…

Comment expliquer sinon que le Boss débarque dans mon bureau à 19h00 un vendredi soir pour m’expliquer qu’il est assez désolé que je sois passé à côté de la prime cette année… et que la décision n’était pas entièrement dans ses mains.

Oui, parce que, paradoxalement, j’ai beau être pd, je ne suis pas totalement enchanté du fait d’être payé à coups de trique… (comme quoi, je ne suis pas si chaudasse que ça!!)

Etadam

En ce moment, je préfère largement me branler dans mon coin plutôt que de faire une éjac’ faciale à un mec que j’apprécie “moyen”…

J’ai pas dit que “en ce moment” ne se comptait pas en mois…

PS: Y’a que de mecs qui cherchent des plans Q sur le Net ou c’est moi qui les attire!?

La série: Les phrases qu’on aime pas entendre…

Episode du sushi bar.

Les boissons sont un peu tièdes à nos goûts alors on réclame quelques glaçons.

La propriétaire revient avec les cubes de glaces et s’excuse.

“Uiii, problem avec boissons pang frais. Mais c’est réfrigérateur pas marché bieng!”

Inutile de dire qu’on a commencé à regarder nos sushis d’un autre oeil… Et la crise de rire qui a suivi était plutôt nerveuse qu’autre chose…

Luttes intestines.

J’apprends a posteriori que je fais l’objet de “combats” assez virulents au sein de la boîte de la part des grands chefs sur la nécessité de… l’opportunité de… l’utilité de…

C’est assez troublant et franchement désagréable, même. Cette impression d’être un vulgaire pion…

Bon, ceci dit, je viens   d’obtenir mon augmentation individuelle, donc je vais pas trop la ramener… (ils savent y faire ces fifrelins de grands chefs…)