Eh oui, pleurons avec facileAvion. De rire ou
d’incrédulite au choix, peu importe mais pleurons.
Je prends rarement facileAvion pour mes vols.
Peut-être une à deux fois par an quand je ne peux pas
faire autrement, i.e. quand je me décide au dernier
moment et que Air Gaule ou Roastbeef Airways sont
VRAIMENT trop chers (comme le week-end dernier).
Le concept du “Low Cost, Low Fare, No frills” m’énerve
assez en réalité. Car il revient à dire: “Oui, vous ne
payez pas cher alors c’est notre droit de vous traiter
comme du bétail et ne vous avisez surtout pas de venir
vous plaindre! Si vous voulez un service de qualité,
allez voir ailleurs!” Et je me demande jusqu’à quel
point le voyageur lambda est prêt à jouer les gorges
profondes avec les boas constrictor que ces compagnie
veulent lui faire avaler. God knows si j’ai eu des
problèmes avec Air Gaule, mais ils m’ont toujours
quasiment remboursé rubis sur l’ongle avec des
excuses. Alors que chez facileAvion…
Je me rappellerai toujours le cas d’une copine restée
coincée aà Pau sur un vol de retour vers Londres qui
s’entend dire par la preposée orange: “On ne pourra pas vous
faire voyager avant deux jours, mais facileAvion vous
offre la nuit d’hôtel de ce soir! Oui, je sais…,
vous avez 2 jours à attendre mais on ne peut vous
offrir qu’une seule nuit. il faudra vous débrouiller
pour trouver un hôtel pour le lendemain! Bonsôôoooar”
Ben voyons: à ce niveau, ce n’est plus du boa constrictor mais
carrément de l’anaconda de 25 ans d’âge venant lui-même
d’avaler un hippopotame pour son petit déj’…
Le week-end dernier, sur mon voyage de retour depuis
la Perfide Albion, pas d’anaconda, pas de boa non
plus, juste une petite couleuvre… oh, même pas: un
orvet… nain… Un orvet nain de 2 jours! Mais quand
même…
A bord de l’avion, je m’apprête à payer ma bouteille
d’eau 3.50 francs suisses (oui, bon, déjà hein…
apparemment, la détaxe, ca n’est que pour les
cigarettes et les bouteilles de whisky…). Comme chez
facileAvion, on n’aime pas rendre la monnaie et qu’on
vous le fait savoir, je prépare le compte juste: une
pièce de 2 francs, une pièce de 1 et une pièce de 50 centimes
(tout le monde suit jusque-la, hmm? Même dans le fond?).
Le cabin crew member prend mon argent puis se retourne vers moi,
tout gêné et m’explique en anglais que:
Sorry, ça ne
va pas être possible car leur banque n’accepte pas les
“petites” pièces étrangères. Uniquement 1 franc ou au-dessus.
Très bien lui dis-je, donc, vous me faites la bouteille à 3 CHF, bien sûr?
(j’aime pousser le bouchon…:-).
No no, me répond-elle:
il faut que vous me donniez 4 CHF et je vous rendrai
la monnaie en pounds…
Ôo..?! Ah oui, donc, elle me
prend pour un con, ou bien…? J’acquiesce pourtant et je lui tends 4
francs. Et que me rend-elle comme monnaie, je vous le
demande?! Une idée quelqu’un? Un indice chez vous, je
vous laisse réflechir pendant 10 secondes…
… Pardon?! Non, elle ne me rend pas 20 pence
(l’équivalent de 50 centimes CHF) comme on aurait pu
s’y attendre, non…
…Oui, dans le fond…? Non, elle ne me rend pas non
plus 30 centimes d’euro ce qui aurait fait une roue de
secours tout-à-fait acceptable compte tenu de la belle
Europe dans laquelle nous vivons…
Non. Ce que me rend la dinde orangée, ce sont 50
centimes de francs suisses en 2 pièces de 20 centimes
et une pièce de 10…
Et là, je dois bien avouer que mon visage a du
afficher toute la circonspection de la sardine
d’Atlantique oriental apercevant la coque de l’Erika
lui coulant sur le coin de la gueule…
Elle ose, alors, la garce tangerine: “Sorry Sir, we
had some small change that we had to get rid of…”
et elle s’éclipse prestement!
Ah oui, donc, elle me prenait vraiment pour un con…
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